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Introduction |
Suite à une restructuration draconienne qui a duré
une dizaine d'années, l'UNITAR est devenu une institution
crédible et solvable, dont les programmes sont considérés
utiles et pertinents. Tous les ans, environ 150 programmes de formation
et de renforcement des capacités sont organisés sur
les cinq continents, et touchent plus de 8,000 personnes annuellement.
Malgré ces réussites, la situation financière
de l'Institut reste très précaire. Depuis 1993, l'UNITAR
n'a reçu aucun financement du budget régulier des
Nations Unies. Les sources de financement de l'UNITAR sont constituées
uniquement par des contributions volontaires de gouvernements, d'agences,
de fondations et de donateurs individuels.
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Le Fonds général |
Ce fonds couvre les dépenses de la direction et de l'administration
centrale de l'UNITAR, ainsi que les programmes de formation à
l'intention des diplomates basés à Genève,
New York, Vienne et Nairobi. La solidité et la stabilité
du Fonds général sont cruciales, car ce Fonds permet
à l'UNITAR d'assurer une continuité, de planifier,
et d'être sensible aux besoins en formation, notamment ceux
des pays en voie de développement. En dépit d'efforts
intenses de recherche de financement, le montant des contributions
volontaires qui ne sont pas destinées à des fins spéciales
reste très bas et représente seulement 4,5 pour cent
du budget total de l'UNITAR. Bien qu'il soit difficile de susciter
l'intérêt des bailleurs de fonds pour l'administration
centrale, sans elle l'Institut et ses programmes n'existeraient
pas. Dans le contexte actuel où les niveaux d'aide officielle
au développement diminuent, les contributions qui ne sont
pas destinées à des fins spéciales sont accordées
avec une certaine réticence.
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Fonds d'affectation spéciale |
La plupart des programmes de l'UNITAR sont financés au moyen
de financement à des fins spéciales, provenant principalement
de bailleurs de fonds bilatéraux et d'organisations intergouvernementales.
Depuis plusieurs années suivant sa restructuration, l'UNITAR,
sans aucune contribution ou subvention du budget régulier
des Nations Unies, a réussi à identifier et à
mener des programmes de formations novateurs, y compris la recherche
de financement nécessaire. L'UNITAR a ainsi pu développer
des approches et des méthodes de formation rentables qui
lui ont permis d'obtenir des résultats à des coûts
peu élevés.
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Appels de l'Assemblée
générale pour des contributions à l'UNITAR |
Au cours des dix dernières années, l'Assemblée
générale a régulièrement demandé
à ses membres d'apporter une assistance financière
à l'UNITAR. Il a été fait référence
aux questions concernant la faiblesse du Fonds général
et les divergences entre les contributions et la participation par
l'Assemblée générale qui, lors de sa dernière
résolution (56/208) :
6. A renouvelé son appel auprès de tous les gouvernements,
en particulier ceux des pays en voie de développement,
et aux institutions privées qui n'ont pas encore contribué
financièrement ou en nature à l'Institut, d'apporter
leur généreux soutien financier ou en nature et,
considérant la restructuration et le nouvel essor pris
par l'Institut, a exhorté les états qui ont interrompu
leurs contributions volontaires à les reprendre
7. A lancé un appel auprès des pays en voie de développement,
qui participent de plus en plus aux programmes de formation menés
à New York et Genève, pour qu'ils apportent ou augmentent
leurs contributions au Fonds général.
Certains des programmes de l'UNITAR financés par le Fonds
général devraient principalement profiter à
des personnes provenant de pays en voie de développement.
Les statistiques concernant la participation révèlent
qu'en effet les principaux bénéficiaires sont des
participants de pays en voie de développement (60 pour
cent selon le dernier Rapport d'activités). Toutefois,
leur pourcentage a diminué: il était de 70 pour
cent en 1992-1994 et 60,5 pour cent en 1998-2000, alors que le
pourcentage des participants provenant de pays industrialisés
a plus que doublé (de 13 pour cent en 1992-1994 à
29 pour cent en 1998-2000). Paradoxalement, durant les deux dernières
années, seuls sept pays industrialisés ont contribué
au Fonds général de l'UNITAR, pour un montant de
58 pour cent du total. La conclusion regrettable qu'il faut tirer
de ces données est que les pays industrialisés profitent
de plus en plus des services de l'UNITAR sans augmenter leurs
contributions au Fonds général.
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L'UNITAR au service des Etats
membres |
D'une manière générale, il est reconnu que,
dans l'ensemble, le processus de restructuration de l'UNITAR a eu
des résultats positifs obtenus dans un délai relativement
court. L'UNITAR a aussi l'avantage de poursuivre des objectifs précis
et concrets. Totalement autonome financièrement, l'Institut
a prouvé au cours des dernières années qu'il
était capable d'occuper un créneau bien défini
dans le domaine de la formation et du renforcement des capacités,
et d'offrir des services compétitifs, sur le plan du contenu,
de l'exécution et de la portée des programmes, par
rapport à ceux offerts par des organismes publics et privés
à vocation similaire et cela, tout en contrôlant l'expansion
de ses activités.
Les bailleurs de fonds effectifs et potentiels continuent de penser
que la manière la plus efficace de contribuer au renforcement
des capacités dans les pays en voie de développement
ou en transition, est de mettre en uvre des programmes concrets
dans un cadre régional ou national, et appliquent ce principe
à leurs programmes de coopération bilatérale.
Bien que cette approche soit certainement louable, l'UNITAR, en
tant qu'institut des Nations Unies, doit faire en sorte que les
demandes les plus urgentes et les plus justifiées soient
satisfaites. Pour les programmes de bourses, par exemple, l'UNITAR
reçoit plus de dix candidatures pour chaque place disponible.
Pour que cette situation s'améliore, il faut que les contributions
au Fonds général, qui ne sont pas destinées
à des fins spéciales, soient augmentées. Cela
donnerait également une certaine marge de manuvre à
l'UNITAR, et lui permettrait de consacrer plus de temps et de compétences
à concevoir des propositions concernant des demandes qui
ne peuvent pas être satisfaites pour le moment.
Les contributions volontaires, même d'un montant restreint,
sont essentielles pour permettre à l'UNITAR de satisfaire
plus de demandes de formation provenant de pays en voie de développement
et en transition. Nous espérons sincèrement que nous
pouvons compter sur votre soutien, et restons à votre disposition
pour tout renseignement complémentaire.
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