Décembre 2011, Dakar, Sénégal – La "Conférence internationale sur l’Afrique et les partenaires émergents: grands enjeux en matière de Commerce et d’Investissement", organisée conjointement par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et l’Institut des Nations Unies pour la formation et la recherche (UNITAR) à Dakar, au Sénégal, les 13 et 14 décembre 2011, a réuni 175 délégués d’une trentaine de pays et institutions africaines. Une vingtaine de stratèges et d’experts de haut niveau de toutes les régions de l’Afrique sub-saharienne, de l’Europe, du Brésil et de l’économie africaine la plus importante, l’Afrique du Sud, ont animé les différentes discussions et débats interactifs organisés autour de trois sous-thèmes, à savoir le financement et la coopération sud-sud pour l’efficacité du développement, l’intégration régionale, et la gouvernance et le leadership.

Cette rencontre de haut niveau a été ouverte par S.E. M Abdoulaye Baldé, Ministre d’Etat, Ministre des Mines, de l’Industrie, de l’Agro-alimentaire et des PME de la République du Sénégal. Le Sous-Secrétaire général adjoint des Nations Unies et Directeur adjoint du Bureau régional du PNUD pour l’Afrique (PNUD RBA), M. Babacar Cissé, et le Sous-Secrétaire général des Nations Unies et Directeur général de l’UNITAR, M. Carlos Lopes, ont participé au différents débats et discussions qui ont fait partie intégrante de la conférence.

M. Baldé s’est montré convaincu du fait que l'Afrique a des «atouts majeurs» (ses immenses ressources naturelles et son potentiel démographique) pour prendre son destin en main et relever les défis du 21ème siècle.

Selon M. Cissé, cette conférence est une étape «nouvelle et mobilisatrice» pour affiner les orientations politiques et stratégiques des partenariats Sud-Sud et relever les défis pour une meilleure intégration de l’Afrique au marché mondial.

En raison de son approche interactive et novatrice, qui a permis aux participants de mieux appréhender les défis d’une meilleure intégration de l’Afrique au marché mondial et d’affiner les orientations politiques et stratégiques en faveur des partenariats Sud-Sud, cette conférence a suscité beaucoup d’intérêt de la part des médias africains et internationaux. En plus du partenaire média officiel, le Groupe Jeune Afrique, des journalistes de Radio Télévision Sénégal, TV5, Africa7, Radio France Internationale ainsi que des principaux quotidiens sénégalais ont suivi les débats.

Au bout des deux jours de débats et de discussions, les conclusions suivantes se sont dégagées.

La nécessité de la coopération Sud-Sud a été réaffirmée et des pistes ont été identifiées. Il est apparu que les pays africains doivent être mieux préparés pour pouvoir bénéficier de partenariats avec les nouveaux pays émergents en vue de faire fructifier leur commerce, apprendre de leurs expériences, bénéficier de leurs transferts de technologies et accélérer leur processus de développement.

M. Lopes a relevé que l'Afrique a besoin d'un «leadership fort» pour développer une vision commune et saisir les opportunités qu'offrent les pays émergents. En effet, de nombreux experts africains regrettent le fait que la Chine – tout comme les autres grands pays émergents – a une politique africaine, mais pas l'inverse.

Le développement de la coopération Sud-Sud inclut aussi l’intensification du commerce intra africain, entre les différentes régions sans proximité géographique réelle. Mais surtout, il postule des financements innovants et nouveaux, dans le cadre de projets conjointement ficelés, qui impliquent les acteurs locaux à toutes les étapes du processus. De ce point de vue, l’appropriation des programmes de développement par les acteurs est un élément clé de leur succès final.

Les discussions ont aussi permis de constater, avec satisfaction, que l’Afrique n’était pas confinée à la place de la victime expiatoire, dans la crise qui secoue le monde depuis quelques années. Les difficultés à prendre en compte sont cependant réelles. Elles concernent les questions énergétiques, l’impasse des négociations commerciales multilatérales, la sécurité alimentaire, le chômage des jeunes etc. Mais en même temps, cette crise offre des opportunités supplémentaires d’auto-ajustement qui, à terme, pourront permettre à l’Afrique d’être mieux intégrée dans l’économie mondiale. Mais les taux de croissance ne sont pas toujours synonymes de développement. Ils en sont des conditions nécessaires, mais pas suffisantes.

Dans le domaine de l’investissement, les politiques d’incitation doivent être encouragées et améliorées, mais elles doivent surtout s’inscrire dans un cadre régional plus vaste et plus ambitieux et se décliner plus en cohérence avec les engagements individuels des pays au niveau multilatéral.

L’intégration régionale est apparue comme un élément essentiel et indispensable à tout développement en Afrique. Les discussions ont montré que des efforts importants d’harmonisation des processus d’intégration sont en train d’être faits.

En fin de compte, il a aussi été noté que la volonté politique et l’inventivité des pays africains seront indispensables pour relever les défis des Objectifs du Millénaire de Développement (OMD), maintenant et au-delà de 2015. Dans ce contexte il sera nécessaire de voir les stratégies de développement guidées par un leadership éclairé et consensuel, ainsi que des moyens économiques et financiers conséquents.

A la clôture de la conférence, M. Babacar Cissé et M. Carlos Lopes ont réaffirmé la volonté du PNUD et de l’UNITAR de poursuivre et d’élargir leur partenariat en vue d’accompagner et de soutenir les pays africains dans la voie d’une meilleure intégration dans l’économie mondiale et d’un développement équitable et durable.

Conclusions et Résultats de la Conférence (PDF, 160 ko)

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