Le Ghana examine les résultats de son inventaire des PCB

Workshop banner30 avril 2012, Accra, Ghana – Un Séminaire sur la diffusion de l'inventaire des polychlorobiphényles (PCB) s'est tenu du 25 au 26 avril 2012, dans le cadre du Projet de développement des capacités pour l'élimination des PCB au Ghana, projet mis en place conjointement par l'Agence ghanéenne pour la protection de l'environnement (GEF), le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) et l'UNITAR.

Dans son discours d'ouverture prononcé au nom du Ministère de l'Environnement, de la Science et de la Technologie, le Ghana a réaffirmé son engagement dans le projet sur 5 ans d'élimination des PCB. Deux jours durant, les participants
des agences gouvernementales, le secteur privé, les ONG, l'UNDP et l'UNITAR ont passé en revue l'avancement du projet; ils ont pu entendre un rapport sur les résultats préliminaires de l'exercice d'inventaire des PCB (un inventaire des transformateurs électriques et des condensateurs établi à l'échelle nationale pour déterminer les niveaux de PCB et la contamination par les PCB) et commencé à considérer les prochaines étapes, en particulier concernant les options de destruction éventuelle des PCB et les actions de sensibilisation, surtout auprès du public et des personnes travaillant dans le secteur de l'électricité. La prochaine phase sera la collecte et le stockage des PCB et des matériaux contaminés par ceux-ci sur un site centralisé avant leur éventuelle destruction.

Des participants du Nigeria et du Sénégal ont également pris part au séminaire,  avec pour objectif un partage de connaissances et d'expériences avec des partenaires régionaux travaillant sur la problématique des PCB.

Une réunion du Comité de pilotage du projet s'est tenue le 27 avril 2012, soit immédiatement après le séminaire.

Les PCB représentent une classe de composants synthétisés par l'homme de façon

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industrielle et utilisés massivement dans les équipements électriques tels que les transformateurs et les condensateurs. Or les PCB sont considérés comme immuno-toxiques et susceptibles d'affecter la reproduction. Une fois libérés dans l'environnement, les PCB ne se décomposent pas, mais se propagent sur de longues distances en continuant à faire peser un risque sur les humains et à mettre en danger l'environnement. Les PCB sont des produits chimiques répertoriés dans la Convention de Stockholm sur les polluants organiques persistants (POP).
 

 
Photos : UNITAR