L'UNOSAT s’engage à évaluer les dommages survenus sur Haïti

Dans un changement d'orientation déterminé par la conclusion des opérations de recherche et de sauvetage en Haïti, l'UNOSAT a arrêté les activités de son service de cartographie rapide et  à accéder à la requête du PNUD qui porte sur une analyse globale d'évaluation des dommages à Port-au-Prince et les villes avoisinantes. L'analyse, qui s'appuie également sur les travaux parallèles menés par le Centre Commun de Recherche (CCR) de la Commission européenne, le SERTIT une société française, DRL, le centre Allemand pour la recherche aérienne,  / ZKI, Ithaca d'Italie et d'autres, contribueront considérablement à redresser les bâtiments touchés par le séisme et conduira à une  estimation plus précise des ressources nécessaires pour la reconstruction de Haïti.
 
L'information géo spatiale est devenue un élément clé dans l’évaluation des dommages à grande échelle en raison de son aptitude à fournir des informations rapides et objectives sur de grands territoires. La précision de l'évaluation repose essentiellement sur le professionnalisme et la méthodologie utilisés pour l'analyse des images satellite. L’UNOSAT utilise l'expérience accumulée dans les cas antérieurs, notamment au Liban et dans la bande de Gaza. Les travaux seront intégrés dans l'initiative sollicitée par la Conférence ministérielle de Montréal, du 26 Janvier, qui a invoqué la nécessité d'évaluer objectivement la réalité du dommage avant le déblocage des fonds des donateurs.
 
Le gouvernement américain a particulièrement insisté sur ce point. Le New York Times a rapporté les propos de la Secrétaire d’Etat Hilary Clinton qui a soutenu en ces termes que: «Nous essayons de le faire dans le bon ordre. Parfois, les gens organisent des conférences pour récolter des promesses de dons et de l'argent et ils n'ont aucune idée de ce qu'ils vont faire. Nous trouvons effectivement originale l’idée qui est celle d'évaluer d’abord les besoins, ensuite de planifier et puis de récolter des promesses de don». Lors de la conférence, les pays donateurs ont demandé une stricte estimation des dommages. Cette évaluation pourrait débuter dès la semaine prochaine et sera menée par des experts de la Banque mondiale, de la Banque Interaméricaine de développement et du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD). Dans cette perspective, l’UNOSAT a déjà été mandaté par ce dernier et publiera les premiers résultats dès cette semaine.
 
L'ampleur de la catastrophe a incité plusieurs acteurs à produire des informations géographiques, ce qui a donné lieu à la nécessité de faire le point sur divers ensembles de données et de procéder à l'intégration des informations optiques disponibles. Sur la base de la demande adressée par le PNUD, l'UNOSAT a appliqué sa méthode d’intégration rapide des données disponibles. La coopération positive entre tous les acteurs concernés a contribué à accélérer la production et éviter les duplications. L’UNOSAT et le CCR ont maintenu une étroite collaboration durant le processus. D'autres acteurs ont aussi prêté un appui essentiel, à partir de Swisstopo de la Suisse, de Google, de l'OFDA aux Etats-Unis.
 
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