Présentation du partenariat entre UNOSAT, le CCR et la Banque mondiale lors de la réunion annuelle de l’AAAS

AAAS meetingWashington DC, 20 février 2011 – Lors de sa réunion annuelle, l’Association américaine pour le progrès de la science (AAAS) a tenu une séance intitulée « Unir nos forces pour le relèvement et la reconstruction après-désastre » et consacrée au modèle de partenariat qui a été établi par UNOSAT, le Centre Commun de Recherche de la Commission européenne (CCR) et le Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement de la Banque mondiale (GFDRR).

Le partenariat s’efforce de mobiliser les technologies de pointe en matière d’analyse et de cartographie géo spatiales afin de venir en aide rapidement, efficacement et financièrement aux pays frappés par des catastrophes majeures ou d’autres fléaux. Suite au séisme d’Haïti, en 2010, le partenariat a servi de plate-forme technologique pour effectuer la toute première évaluation intégrée des dommages basée sur un système de détection à distance.

La réussite de cette action a d’ailleurs été présentée lors du Sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement de 2010. Le partenariat, dont la finalité est d’utiliser le potentiel des technologies comme moteur des opérations, est intervenu dans le processus d’évaluation des dégâts causés par le séisme d’Haïti et a pu effectuer l’évaluation la plus précise et la plus complète combinant l’analyse d’images satellitaires et aéroportées jamais obtenue jusque là. Loin de se cantonner aux activités de ses trois fondateurs, il s’étend aussi au secteur privé et aux autorités nationales responsables de l’information géo spatiale.

Il permet ainsi une approche collaborative, qui est, elle aussi, d’un genre nouveau.Pour que ce premier succès devienne une approche standardisée, UNOSAT, le CCR et le GFDRR ont établi une série de procédures opérationnelles permanentes destinées à consolider un environnement de travail collaboratif et pratique appelé CoSA, pour des missions futures d’évaluation des besoins après-désastre. Le but de CoSA est d’inclure, d’une part, les activités fondées sur l’externalisation ouverte et les réseaux sociaux dans un processus plus structuré impliquant, en premier lieu, les acteurs nationaux des pays touchés par les catastrophes et, d’autre part, les actions scientifiques et professionnelles menées par le CCR et UNOSAT, de sorte que les normes et les procédures de validation puissent être maintenues. Il en découlera des évaluations plus rapides et bien meilleures.

Cette initiative suit les pas de l’accord politique de grande envergure liant les Nations Unies, la Banque mondiale et la Commission européenne et portant sur l’évaluation des besoins après-désastre, domaine pour lequel les Nations Unies travaillent sous la houlette du PNUD.

Fondée en 1848, l’AAAS fournit des services à 262 entreprises et institutions scientifiques affiliées, qui à leur tour fournissent des services à 10 millions de personnes. C’est une organisation internationale à but non lucratif dont la finalité est de faire avancer la science dans le monde entier en agissant à la fois comme une entité éducative, un leader, un intermédiaire et une association professionnelle. Outre l’organisation d’activités pour ses membres, l’AAAS est chargée de la publication de la revue Science ainsi que de nombreux rapports, livres et newsletters scientifiques. Elle gère aussi des programmes destinés à élever le niveau de compréhension des sujets à caractère scientifique partout dans le monde.