UNOSAT supervise les discussions sur les technologies satellitaires à la DIHAD de 2011

 

La Conférence internationale de Dubaï sur l'aide humanitaire et le développement (DIHAD) est, dans le monde arabe, l’évènement le plus important axé sur l’aide humanitaire. Tenue à Dubaï à la fin du mois de mars 2011, sa huitième édition s’est focalisée sur les nouvelles technologies en matière d’aide humanitaire et de développement. Sa commission scientifique a fait appel à UNOSAT pour présider la séance consacrée aux technologies satellitaires, à laquelle ont participé des orateurs de Google, du Centre commun de recherche de la Commission européenne et European Space Imaging, une société basée en Allemagne qui jouit d’une certaine notoriété dans le domaine de l’imagerie satellitaire.

L’évènement a réuni toutes les principales agences onusiennes et les ONG actives dans le domaine de l’aide humanitaire, ainsi qu’un bon nombre de personnalités clés de l’élaboration de politiques de développement et plusieurs intellectuels du milieu académique. Cette année, le thème était « Les nouvelles technologies : de quelle manière influencent-elles les opérations humanitaires et de développement », et les participants ont cherché à savoir comment les nouvelles technologies influent sur le déroulement des opérations d’aide humanitaire et de développement effectuées par les différentes organisations.

Son Altesse royale la Princesse Haya a prononcé un discours lors de la cérémonie d’ouverture:
« Il y a des progrès très enthousiasmants qui permettent désormais aux organisations à vocation humanitaire de fournir des services et de communiquer bien plus efficacement que par le passé, que ce soit en cas de crise humanitaire ou dans un contexte d’aide au développement », a-t-elle déclaré.

La séance sur les technologies satellitaires a porté, d’une part, sur le rôle, de plus en plus important, de l’analyse satellitaire professionnelle en matière de coordination et de prise de décisions et, d’autre part, sur la manière dont cette technologie est devenue une constante dans les opérations humanitaires. Monsieur Francesco Pisano, directeur d'UNOSAT, a affirmé que « les informations géographiques obtenues grâce à la technologie satellitaire stimulent l’innovation dans le domaine de l’humanitaire et les changements au sein des agences dont la finalité est d’aider les plus démunis », mais il a aussi averti que « l’innovation n’est pas uniquement liée aux nouvelles technologies » et que « de nombreuses agences y sont réticentes car elles ne disposent pas des éléments nécessaires pour pouvoir assimiler ces techniques, qui visent tout simplement à régler les problèmes de manière plus efficace ».

La séance a également permis d’illustrer le lien qui existe entre l’analyse satellitaire effectuée par des spécialistes et les initiatives émergentes de cartographie issues de l’externalisation ouverte. Ces dernières jouent un rôle positif dans la mise à disposition de données cartographiques sur les zones de crise où les informations de ce type viennent généralement à manquer. France Lamy, représentante de Google, a fourni plusieurs exemples de la manière dont la cartographie issue de l’externalisation ouverte, développée grâce à l’initiative MapMaker de Google, a contribué concrètement aux travaux d’UNOSAT lors de diverses situations de crise.
 

Photo: SAR la Princesse Haya assistant à l’ouverture de la DIHAD aux côtés de Lady Valerie Amos, coordinatrice des secours d'urgence et secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires des Nations Unies.